Comme chanque année le reglement change en Formule 1 voila les reforme annoncer par Max Mosley(President de la FIA)
Des qualifications à élimination
La première réforme concerne le mode des qualifications. La formule de la saison 2004 a été abandonnée sous la pression des teams, agacés notamment par les rétrogradations systématiques lorsqu'un moteur cassait durant les séances d'essais, qualificatives ou libres. L'an prochain, les séances de qualifications se dérouleront en trois «rounds» à élimination. Toutes les voitures seront d'abord en piste pendant un quart d'heure. A l'issue de ces quinze minutes, les cinq chronos les moins bons seront éliminés et occuperont les dernières places sur la grille. Les temps des quinze monoplaces restantes seront remis à zéro pour une deuxième séance de quinze minutes bâtie sur le même principe et éliminant à nouveau cinq autres concurrents. La période finale se déroulera de manière identique sur 20 minutes et décidera des places de 1 à 10 sur la grille.
Le dispositif a été fait sur mesure pour les télévisions car sur le plan sportif, on voit mal comment des surprises pourraient survenir. Mais même sur le plan du spectacle, il n'est pas certain que le pari soit payant. L'an passé, une monoplace réputée moins rapide pouvait espérer tirer son épingle du jeu sur un tour. L'an prochain, si celle-ci fait un très bon chrono lors du premier round, elle sera condamnée à rééditer l'exploit dans les séances suivantes car son temps sera comme tous les autres remis à zéro. Cet énième format de qualification a plutôt été, a priori, bien accueilli par les top team, à l'image de Bob Bell, directeur technique châssis chez Renault : «Il a été conçu pour augmenter l'intérêt des spectateurs et si il nous permet d'y parvenir, alors ce sera très positif.»
Retour des changements de pneus
Deuxième grand chantier, les pneumatiques. Après avoir interdit les changements de gommes en course, la FIA revient à nouveau sur sa décision et les autorisera en 2006. Les pilotes qui avaient tendance à maltraiter leurs gommes cette saison se frottent les mains, ils vont pouvoir attaquer sans se soucier de l'état de leurs pneus. Les écuries ont réagi plutôt favorablement à cette annonce. Et pour cause, ce sera aux manufacturiers de s'adapter après avoir planché sur des pneumatiques devant résister à une course entière. Michelin a d'ailleurs qualifié d'incohérent ce choix de la FIA au moment où la réduction des coûts apparaît comme une priorité : «Michelin ne comprend pas le retour en arrière de la réglementation pneumatique F1 pour 2006, incohérente avec la politique affichée par la FIA de réduction des coûts.» Car la mesure aurait pour but d'«d'augmenter immédiatement de 15% les coûts de développement, de production et de logistique des pneus, cela constitue un retour en arrière par rapport à la réglementation de 2005, présentée, à l'époque, par la FIA, sous la seule raison de réduction des coûts.». Un conflit de plus entre la firme française et la FIA, bien décidée à n'avoir à moyen terme, qu'un manufacturier officiel chargé de fournir tous les pneumatiques (contre deux actuellement : Bridgestone et Michelin).
Le nouvel aileron CDG
Si l'on met de côté le changement des moteurs annoncé de longue date et imposant le passage du V10 à un V8 2,4 litres dès la saison prochaine, une grosse modification aérodynamique pourrait intervenir en 2008 voire, en 2007. Des études menées par le constructeur de microprocesseur AMD ont prouvé que l'utilisation actuelle des ailerons arrière réduisait les performances de la monoplace qui se trouvait dans son sillage et rendait les dépassements plus difficiles. La FIA veut imposer deux nouveaux ailerons latéraux CDG (Centreline Downwash Generating), placés au-dessus des pneumatiques (qui seront alors plus larges et plus lisses). Ceux-ci réduiront l'effet de sillage et devraient faciliter les dépassements et les luttes roues dans roues grâce à un réel phénomène d'aspiration. Des aérodynamiciens ont déjà fait part de leur scepticisme.